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L'univers de l'Espace
Reine de Saba











YEMEN (article voyage en 2008) : Yémen 2017 !

compte-rendu d’un voyage réalisé à l’automne 2008 par Solange M.


Recommandations : Même si de nombreuses régions yéménites demeurent paisibles (Haraz) et sont bien sûr accueillantes, nous conseillons les "éventuels" voyageurs pour le Yémen de se rapprocher des autorités compétentes dont les Ambassades et consulats de votre pays. IL N’Y A PLUS AUCUN VOYAGE AU YEMEN depuis 2014 !

Ecrire sur le Yémen, ce si beau pays, au peuple tant agréable... nous parait aujourd’hui insolite, abstrait. Ce pays mis à plusieurs reprises sur la sellette des médias, il y a 6 mois à cause de l’accident d’avion aux Comores et depuis le 25 décembre 2009, totalement blasphémé à cause de la tentative d’attentat d’un avion allant à Détroit. Plus que jamais, nos pensées vont vers des innocents et tant de personnes qui n’ont rien à voir avec ces actes. Evidemment, par les temps qui courent nous recommandons prudence et report de voyage dans ce pays. Hélas.


YEMEN. Article - le dernier ? - d’une voyageuse au Yémen en 2008... Souvenir - souvenir... nostalgie et hommage à un pays et un peuple plus qu’attachant et aimable, encore en paix... à cette époque, pas si lointaine...

Nous avions des rêves de Yémen sur papier glacé, des rêves de maisons-tours aux façades de dentelles blanches, alors bravant les milieux "autorisés" de France qui nous "déconseillaient vivement de nous rendre dans ce pays" et d’un coup de tapis-boeing magique nous voilà à Sanaa à la découverte du pays de la Reine de Saba. Entrés dans la troisième dimension en voyant ces villages accrochés au sommet d’une montagne, se fondant avec les pierres et ces vallées profondes et ces montagnes vertigineuses entièrement travaillées en terrasses de culture.

Alors nous avons pu admirer de visu ces magnifiques maisons entièrement décorées à l’extérieur mais aussi à l’intérieur. Où des vitraux en arabesques peintes de couleurs tendres font entrer un soleil coloré de rouge, vert, bleu. Où l’on peut voir sans être vu de la rue.

Nous avons découvert un pays faisant le grand écart entre le moyen-âge et le vingt-et-unième siècle. Car se sont bien nos contemporains ces gens qui vivent avec une "Jambia" à la ceinture et le téléphone portable à l’oreille. Ces femmes, petits fantômes noirs, qui laissent apercevoir un blue-jean sous leur sharshaf et se pressent comme des mouches devant les boutiques des joailliers et où les magasins de longs vêtements noirs voisinent avec des boutiques qui vendent des robes de princesses, très colorées et décolletées, couvertes de paillettes et de strass. Mais nous n’aurons pas le loisir de les admirer, ces femmes aux yeux magnifitques, souvent très maquillés, qui se cachent pour mieux être libres. Ces enfants qui sont scolarisés dès lage de six ans et qui nous quémendent d’être photographiés "zora, zora" et rient de si bon coeur en se voyant dans nos appareils numériques et qui savent dire "Comment tu t’appelles ?" en français ou "I love you" et disent timidement "dolars ???" pendant que les adultes les chassent d’un revers de main. Des rues grouillantes, des souks bourrés de marchandises, des enfants, que d’enfants !!! et partout des sourires et une gentillesse naturelle. Aucune hostilité devant ces européens drôlement accoutrés.

Dès une heure de l’après-midi, les joues se gonflent d’une boule de Qat, des plus jeunes - une douzaine d’années, parfois - aux plus vieux et tout en travaillant, c’est la palabre ; les gestes se ralentissent, et les discussions vont bon train. Il paraît que les femmes aussi qatent, mais nous n’aurons pas le loisir de les voir, puisqu’elles sont bien à l’abri sous leurs voiles noirs.

José-Marie, aidé de son fidèle Ahmed, nous explique, nous raconte, nous apprend et nous découvrons les uns après les autres ce qu’il appelle "ses secrets". Tout ce qui lui tient à coeur et qu’il veut bien nous faire partager. Il nous montre les adéniums en fleurs, un baobab géant - hélàs mis en cage pour le protéger - un magnifique caméléon vert - qu’il fait poser pour les photographes, des caravansérails, des palais en déliquescence, la maison de Rimbaud à Aden, des marchés typiques, où nous sommes les seuls touristes et où nous nous faisons les plus discrets possible. La Mer Rouge, l’Océan Indien et les criées au poissons tout frais pêchés, les chantiers de constructions de boutres aux couleurs vives.

Nous roulons sur des routes bien asphaltées et partout des chantiers de constructions modernes indiquent que ce pays est dynamique et jeune et que l’avenir lui appartient.

Inch Allah !

Solange M. 


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